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mercredi 14 novembre 2012

Réponse aux mandataires de la motion 4

Je tiens à vous présenter le message que j'ai adressé aux mandataires de la motion 4 suite à leurs interrogations :

Je réponds, un peu tardivement et je m’en excuse, aux courriers que vous avez adressés aux candidats et dans lesquels vous évoquez trois sujets : l’Europe, l’emploi et la rénovation du parti.


Une période de congrès vise à construire collectivement les orientations, les stratégies de notre parti. Il est cet espace démocratique durant lequel nous pensons ensemble notre organisation. Un congrès est donc à la fois pluriel et démocratique. Un congrès permet d’exprimer la pluralité des vues, des orientations de chacun. Il est alors légitime d’exprimer des sensibilités différentes. Je ne considère pas votre choix comme une absence de soutien à l’action du gouvernement. Vous avez voulu à travers ce vote exprimer une sensibilité, une façon de faire de la politique : celle-ci doit être entendue.
Il est légitime d’exprimer une différence. Que nous n'ayons pas fait le même choix lors du congrès ne me paraît pas problématique. Bien au contraire, votre choix exprime la diversité des approches, des pratiques de la politique. Le rassemblement auquel j’aspire n’est pas uniformisation : il est la construction d’une diversité des parcours, des approches de chacun. Un groupe qui ne discute plus, qui ne prend pas le temps de l’échange ne peut produire de l’innovation. Le rassemblement auquel nous aspirons n’est pas uniformisation des militants.
Sur les points précis que vous avez abordé :

1) Concernant l’Europe, vous le savez certainement je suis un européen convaincu et de longue date. J’ai toujours adhéré aux idées de Michel Rocard, de Jacques Delors, aujourd’hui de Pierre Moscovici sur cette question. Je suis favorable à une Europe fédérale et je pense que, dès maintenant, les gouvernements progressistes doivent accélérer le processus d’intégration politique permettant que l’Europe parle d’une seule voix, en même temps qu’ils doivent poser les bases d’une harmonisation fiscale et sociale indispensable à la mise en oeuvre d’une solidarité réélle sur l’ensemble du continent.
Bien sûr ces objectifs relèvent du niveau gouvernemental, mais à tous les échelons du parti nous devons faire preuve de pédagogie et montrer que l’Europe est une chance et non, comme cela est souvent ressenti, une entrave.
Cette pédagogie peut être développée au niveau fédéral, en créant des événements, des débats des rencontres en présence de personnalités européennes pour mieux expliquer les enjeux et le fonctionnement de l’Europe. De nombreux camarades de ce département sont impliqués dans cette démarche pro-européenne. Je leur confierai une mission d’animation sur ces questions qui aura toute sa place dans la perspective des élections européennes de 2015.
2) Concernant l’emploi, il s’agit là-encore d’une question dont le règlement se situe plus au niveau national. Toutefois dans notre département, le Parti Socialiste doit être au contact des acteurs locaux à la fois pour mieux connaître les réalités mais aussi pour être force de propositions. Cela suppose des relations permanentes avec les organisations syndicales, les chambres consulaires, la DTEFP. Nous sommes aujourd’hui absents dans ce domaine comme dans d’autres. Depuis le mois de juin, je répète inlassablement la nécessité de nous remettre au travail, de définir un projet départemental en nous rapprochant des partenaires sociaux et institutionnels.
L’idée d’Etats Généraux départementaux sur cette question me semble intéressante mais encore faut il prendre le temps de préparer sérieusement un tel temps fort.
3) Enfin sur la rénovation, je demande à être jugé, non sur des déclarations tonitruantes et des mouvements de bras, mais sur une pratique militante et une pratique d’élu. Je crois pouvoir dire qu’en choisissant l’abandon volontaire de mon mandat de Conseiller Général en 2008 j’ai agi concrètement contre le cumul des mandats. Dans mes équipes j’ai toujours favorisé la place des jeunes et des femmes. La diversité est au cœur du projet “ mosaïque”  de ma ville. Quant à la transparence et aux règles démocratiques, je n’ai cessé de les promouvoir au sein de la mairie que je dirige, avec la majorité municipale comme avec l’opposition.
Ces valeurs, ces principes sont constitutifs de mon parcours et seront au cœur de mon action de premier fédéral si les militants.


En espérant avoir pu vous éclaire pour faire le meilleur choix lors de cette élection, je vous adresse, chers camarades, l’assurance de mes amitiés socialistes.
Philippe Sarre

mardi 6 novembre 2012

Réponse de Philippe Sarre à l'assemblée des femmes du PS des Hauts de Seine



Bonjour,



Les quatre questions que vous posez, en lien avec les principaux axes de l'appel pour "la parité maintenant" seront certainement au cœur du débat que vous projetez et nous pourrons probablement approfondir ensemble chacun des points, mais je souhaite énoncer ici quelques pistes et quelques réponses :

 - les deux premières questions concernent la place des femmes au sein de l'appareil fédéral.
Sur ce point je veux apporter une réponse claire ; tous les postes, toutes les responsabilités de toutes les instances départementales, secrétaires fédéraux, bureau fédéral, commissions, doivent être répartis de façon paritaire. C'est à mes yeux une évidence. Les secrétariats organisationnels (élections, organisation, communication...) doivent être paritaires et je retiens l'idée que le secrétariat aux élections soit confié à une femme, mais au-delà je propose qu'une femme cordonne le Projet politique du PS départemental, car nous avons l'urgente obligation d'affirmer des positions claires sur les sujets essentiels de la vie départementale (logement, santé, éducation, transport, réforme territoriale..) et ce programme, il ne s'élaborera que si les secrétariats thématiques, les sections, les élus travaillent de façon concertée et organisée à la préparation d'un projet pour les Hauts de Seine.
Quant aux secrétariats thématiques, je partage l'idée que nous devrons veiller ensemble à ce qu'il n'y ait pas de répartition fondée sur des schémas traditionnels.

- la troisième question évoque la désignation de nos candidat(e)s aux élections.
Pour ce qui concerne les scrutins de liste, la parité existe. Il nous faudra, dans les autres scrutins collectivement nous imposer non seulement la parité dans le nombre, ceci est déjà une règle, mais aussi tenir compte des chances qui existent de gagner telle circonscription ou tel canton, regarder de près, avec chaque section, la tête de liste aux municipales, au regard, entre autres critères de l'exigence de parité.

- enfin, vous évoquez le travail mené sur les mesures en faveur des femmes à l'extérieur du parti.
Cette question est essentielle, car si la parité dans les instances est importante, nous savons qu'il reste encore dans la société de nombreux combats à mener en faveur des droits des femmes. C'est le cas dans le domaine de l'égalité des rémunérations, c'est le cas dans le domaine du logement car beaucoup de femmes se retrouvent, dans des situations souvent difficiles, chefs de familles monoparentales, c'est le cas dans le domaine du soutien aux femmes victimes de violence, c'est le cas aussi dans le domaine de la maternité avec la qualité des maternités, l'existence des centres d'IVG ou de centres du planning familial.
Un secrétariat fédéral aux femmes, avec le soutien du premier fédéral, en lien avec nos élus, devra travailler sur ces sujets aux côtés des associations, et aura à produire des propositions pour orienter la politique du Conseil Général dans ces domaines.
Je terminerai en évoquant la formation, car si chacun peut s'accorder sur le fait que la formation intéresse tous nos militants (jeunes, élus, candidats...), il est important de mettre en place  un véritable plan de formation départemental répondant aux besoins exprimés en particulier par les femmes, même s'il ne m'apparait pas opportun d'avoir des formations trop spécifiques.

Voilà quelques éléments qui je l'espère contribueront au débat fédéral, et au delà, au travail que notre Fédération mettra en oeuvre ces trois prochaines années.

Avec mes amitiés socialistes.

Philippe Sarre

mardi 23 octobre 2012

"Mon objectif est de rassembler la fédération et d'en faire une véritable machine pour gagner le département."





Entretien de Philippe Sarre dans Première Heure

Première Heure - Qu'est-ce qui vous a amené dès Juin à rentrer dans le jeu du PS 92 ?
Philippe Sarre : "Je suis l'un des premiers à avoir évoqué la question de l'avenir de la Fédération, plus d'ailleurs que mon avenir personnel. Dans un premier temps, je n'étais pas certain d'être candidat au poste de 1er fédéral. J'ai posé, bien avant même que cela soit rendu public, en interne, un certain nombre de questions sur le fonctionnement de la fédération depuis quelques temps.
Et de façon plus publique vers le mois de Juin en perspective du congrès, où j'ai déposé une contribution sur l'avenir de la fédération des Hauts-de-Seine."

P.H. - Pourquoi ?
P.S. : "Aujourd'hui, nous ne sommes pas, nous ne fonctionnons pas, à la hauteur de nos ambitions. Nous avons l'ambition tout à fait légitime de faire basculer le département à gauche, et c'est tout à fait réalisable pour diverses raisons. Parce que le département évolue d'un point de vue sociologique. Parce que nous avons gagné presque mécaniquement , un certain nombre de postes dans le département, que ce soit de députés récemment, de conseillers généraux, de maires, avec de très bons résultats aux élections intermédiaires, européennes et régionales. Parce que nous avons une droite qui est aujourd'hui essoufflée, épuisée, et connaît des déchirements internes importants. Il est tout à fait raisonnable d'admettre que le 92 peut tomber à gauche. Mais pour ce faire, il faut que nous ayons une fédération en ordre de marche, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, en tous les cas, pas suffisamment."

P.H - N'avez-vous pas provoqué une sécession entre nord et sud 92 ?
P.S. : "Surtout pas. Cette fédération, pour des raisons presque mécaniques, a été plutôt dirigée au sud, avec des maires, Pascal Buchet, Philippe Kaltenbach, des conseillers généraux plutôt au sud, un siège de la fédération situé au sud. Il faut recentrer, parce que c'est un département compliqué du point de vue géographique. Mais en aucun cas, je ne souhaite lancer une offensive du nord contre le sud. Mon objectif est, au contraire, de rassembler cette fédération pour en faire une véritable machine pour gagner le département. Pas pour relancer des querelles intestines. Cette candidature ne vise personne, et surtout pas ceux qui ont eu la fédération en charge pendant plusieurs années. Ils ont, malgré tout, fait du travail tout à fait respectable. Mais en terme d'organisation, nous ne sommes pas dans des conditions suffisantes pour gagner."

P.H. - La fédé est trop timorée ?
P.S. : "Je n'ai pas utilisé ce terme. Pourquoi pas ! Je trouve qu'elle n'est pas en ordre de bataille. On n'a pas aujourd'hui de relations dignes de ce nom, en tant que PS es-qualité, avec les institutions, préfecture, inspection académique, chambres consulaires. Les maires, conseillers généraux, régionaux ont des rencontres, des contacts sur des sujets donnés avec ceux-ci. Le PS 92 n'a pas de relations régulières avec les grands syndicats pour traiter des problèmes de l'éducation, de la santé, de la sécurité, ni avec les parents d'élèves... On est en deça de ce que l'on devrait faire en terme de relations avec les institutionnels alto-séquanais. Pourquoi ? Parce que nous n'avons pas de positions claires sur la question de la sécurité, ni affirmées sur le logement, ni travaillées sur les transports où on réagit au coup par coup, sans vision globale. Nous n'avons pas suffisamment fait de travail de fond sur les dossiers, ni en tant qu'élu, ni en tant que militant. On ne met pas suffisamment nos sections et notre fédération en travail de réflexion. Elle doit redevenir un laboratoire d'idées."

P.H - Que proposez-vous ?
P.S. : "Il faut faire en sorte que nos adhérents aient davantage la parole et participent à l'élaboration de nos positions, que nos réunions soient des réunions de travail, d'échanges. Il faut que l'on arrive à avoir, par rapport à nos images d'élus, un caractère totalement irréprochable dans nos positions, y compris sur l'application du non cumul des mandats où il faudra que nos élus se mettent en conformité le plus rapidement possible avec ce qui sera la loi. Et j'ai participé puisque je suis l'un des rares élu à avoir quitté sa fonction de conseiller général lorsque j'ai été élu maire alors que personne ne m'y obligeait."

P.H. - Comment allez-vous régler la question face aux "Hollandais" qui revendiquent le poste de 1er secrétaire ?
P.S. : "On a tous quelque chose de François Hollande. Il n'y a pas de vrais, de bons et des mauvais "Hollandais". Tout le PS est derrière François Hollande aujourd'hui, toute la fédération doit l'être. J'ai pris assez tôt un engagement clair pour soutenir F. Hollande, dès les primaires. Je l'ai reçu à Colombes dans les premiers au moment des primaires et encore récemment comme Président de la République. Je me sens un hollandais de la première heure comme beaucoup dans le département."

P.H - Quel bilan faites vous des premiers mois Hollande en tant que maire francilien ?
PS. : "Comme dans tout bilan, on peut regarder le verre à moitié plein ou à moitié vide. Dans le premier cas, je note des choses très importantes : l'amorce d'une réforme fiscale qui est la base d'une justice sociale plus importante que ce qui existait auparavant. Nous avons dans le domaine du logement un certain nombre d'avancées. En particulier, lorsqu'on est maire d'une ville de 85 000 habitants qui a 33% de logements sociaux et qui a quand même 3200 demandeurs sur son territoire, on est sensible au fait de durcir un peu la loi SRU. Dans le domaine sociétal, il est prévu le droit de vote des étrangers, le mariage de personnes de même sexe... Ce sont des promesses qui vont être tenues, qui sont déjà travaillées par le Gouvernement et l'Assemblée nationale. Dans le second cas, c'est le problème du chômage, de la crise, de l'héritage difficile. Il y a de l'impatience que je ressens en tant que maire, y compris chez les habitants qui auraient espéré un changement plus rapide face à la crise qui frappe aussi durement. Et je ne cache pas que je croise un certain nombre de gens qui se disent déjà déçus alors que nous un gouvernement qui travaille, qui a pris plein de dossiers à bras le corps mais qui connaît aussi une situation complexe..."


dimanche 7 octobre 2012


Une motion pour l'avenir de la fédération

Fin juin, je déposais une contribution thématique nationale sur l’avenir politique de notre département (vous pouvez la lire ici).

Ce texte avait pour objet de définir quelques grands axes permettant une meilleures organisation de notre fédération afin de nous mettre collectivement en ordre de marche pour les prochaines échéances électorales.

Cette contribution a rencontré un large écho, en provenance de tous les secteurs géographiques du département. Les premières signataires et ceux et celles qui ont rejoint cette démarche sont issus de sensibilité très diverses.

J’ai souhaité rencontrer depuis le mois de juin de nombreux(ses) camarades et j’ai pu avoir la confirmation que les pistes de travail évoquées correspondaient à ce qu’attendent aujourd’hui la majorité des adhérents, responsables et élus socialistes du département.

C’est ce qui me conduit aujourd’hui à déposer une motion dans le cadre du congrès fédéral. Cette motion définit une méthode et préconise une vingtaine d’actions concrètes. Il s’agit d’une base pour la transformation de notre fédération.

Au-delà des motions nationales et des différents courants et sensibilités, j’en appelle au rassemblement de tous les militants qui souhaitent une politique fédérale à la hauteur de notre ambition : celle de gagner à gauche dans ce département.

Pour lire la motion, cliquez ici
Pour signer la motion, cliquez ici
Pour télécharger la motion au format PDF, cliquez ici