vendredi 26 octobre 2012

Préparer les victoires de demain
dans les Hauts-de-Seine


Signataires (tous issus de la motion D du Congrès de Reims) :

Philippe Bassinet, Vice-président de la Commission Nationale des Conflits, Montrouge • Christian Birebent, Conseiller Municipal, Commission fédéral des conflits, Montrouge • Luc Bérard de Malavas, Conseiller Général, Maire-adjoint d’Asnières • Barbara Gutglas, Conseillère Municipale, Conseil Fédéral, Châtenay-Malabry • Philippe Kaltenbach, Sénateur-Maire de Clamart • Alexis Komlan, Secrétaire de section, Clamart • François Litwinski, Conseil Fédéral, Clamart • Ariane Paris, Conseil Fédéral, Colombes • Thomas Puijalon, Issy-les-Moulineaux • Cristina Soler, Secrétaire de Section, Issy-les-Moulineaux • Isabelle Rakoff, 1re Maire-adjointe, Clamart • Pierre Ramognino, Maire-adjoint, Clamart • Jean-Laurent Turbet, Secrétaire fédéral, Levallois-Perret • Joëlle VasnierSecrétaire de Section, Colombes •  Wilfrid Vincent, Conseiller Municipal, Conseil Fédéral, Montrouge.


Nous avons toutes et tous participé activement à la victoire de François Hollande. Nous l’avons ardemment souhaitée et nous avons tout fait pour qu’elle se réalise. Nous connaissons trop, dans les Hauts-de-Seine les méfaits du Sarkozysme, méfait pour notre département d’abord, puis pour le pays ensuite.

Nous avons ensuite toutes et tous œuvrés pour que François Hollande obtienne la majorité parlementaire qui lui permette de mettre le pays en mouvement et de le redresser. Il peut ainsi mettre en œuvre une politique efficace pour lutter contre la crise qui touche notre pays.

Aujourd’hui, le Parti Socialiste doit être un soutien mais aussi un réservoir d’idées et de propositions pour le Gouvernement. Véritable relai des attentes de nos concitoyens, il doit être innovant, créatif, pour imaginer les solutions aux problèmes qui se posent à notre pays.

Et dans notre département, les Hauts-de-Seine, quelle est la situation ? Depuis plusieurs années la Gauche, emmenée par le Parti Socialiste ne cesse de progresser :
  • En 1995, seules deux villes avaient un maire socialiste (Clichy-la-Garenne et Fontenay-aux-Roses) et il y avait un seul conseiller général.
  • En 2001, Philippe Kaltenbach est élu maire de Clamart. En 2008 ce sont Philippe Sarre à Colombes et Sébastien Piétrasanta à Asnières qui deviennent maires.
  • En 2010, pour la 1ère fois lors des élections régionales, la liste de Gauche est majoritaire dans les Hauts-de-Seine.
Actuellement nous avons 7 conseillers généraux (Luc Bérard de Malavas, Pascal Buchet, Gilles Catoire, Martine Gouriet, Guy Janvier, Jean-André Lasserre, Bernard Lucas) et 6 conseillers régionaux (Aurore Gillmann, Roxanna Maracineanu, Benoît Marquaille, Marie-Laure Meyer, Roberto Romero (vice-président), Judith Shan).

Lors des élections sénatoriales de 2011 Philippe Kaltenbach a été élu, mais surtout il y a eu pour la 1re fois trois sénateurs de gauche dans le 92 (un PS, un PC et un EELV).

Enfin lors des dernières élections législatives des 10 et 17 juin 2012, 4 député-e-s socialistes ont été élu-e-s (Alexis Bachelay, Jean-Marc Germain, Sébastien Piétrasanta, Julie Sommaruga). Il n’y avait plus de député socialiste dans les Hauts-de-Seine depuis 1993.

Voici le constat de notre progression depuis plusieurs années. D’une terre de mission nous sommes passés à une terre de conquêtes. Pour autant aurions-nous pu faire mieux ? Oui nous le pensons :


  • en jouant plus collectif.
  • en travaillant plus les dossiers départementaux et en étant encore plus actifs sur le terrain en appui des militants locaux.
  • mais également en respectant mieux les choix des militantes et des militants des Hauts-de-Seine.
Nous l’avons vu lors des deux tours des élections régionales où des camarades ont été victimes du remaniement de la liste adoptée par les militants. Nous l’avons aussi vu lors des dernières élections législatives.


Mais maintenant il nous faut être lucides, pragmatiques et efficaces. Il faut dès à présent s’organiser pour les prochaines échéances électorales qui se présentent à nous : les élections municipales et européennes de 2014 et les élections régionales et cantonales de 2015.

Toute l’énergie de la fédération doit être employée pour que ces élections soient des succès dans notre département. Il faut donc que la fédération soit mieux organisée en ce sens.

Pour nous, cela passe par une organisation et une philosophie de l’action qui rassemble en permettant à toutes et à tous de s’exprimer. L’union, pas l’unanimisme niveleur.

Des propositions et des axes d’action
1) Respecter les militantes et les militants, les électrices et les électeurs :
Pour désigner nos candidat-e-s, pourquoi ne pas nous inspirer de l’expérience réussie des primaires ? Pourquoi ne pas organiser un système de primaires qui permettrait non plus aux seuls adhérents mais à toute la population concernée par l’élection de choisir le (la) candidat-e du Parti Socialiste ?

2) Favoriser la parité et la diversité
La direction fédérale, comme les candidatures lors des prochaines élections devront être totalement paritaires et respecter également la juste représentation des origines des populations qui composent notre département

3) Définir les priorités 
En 2014 nous devrons conforter nos acquis (les 5 villes) pour éviter ce qui s’est passé en 1983, mais également nous devrons choisir les priorités fédérales en termes de conquêtes.
La fédération pour cela doit redevenir un lieu d’analyse et de travail. Une fois ces priorités retenues, elles devront être affichées en toute transparence et assumés. Nous devons définir également, et toujours en toute transparence, quels moyens nous nous donnons pour mettre en œuvre ces décisions.
Il est impératif de conforter les équipes en place qui travaillent, de ne pas les déstabiliser par les jeux internes des courants ou des motions ou les querelles de personnes et de les conforter et les aider dans la durée. Pas de rente de situation mais une logique d’implantation dans la durée pour gagner.

4) Une fédération au travail
Des cadres fédéraux motivés avec une feuille de mission claire, des résultats à obtenir et des comptes-rendus réguliers de leur action. Voilà ce qu’attendent les militant-e-s. Voici donc ce qu’il faut mettre en place.
Il est impératif pour cela de réunir régulièrement les organes fédéraux (secrétariat fédéral, bureau fédéral, conseil fédéral).
Les secrétaires de sections seront amenés également à jouer un rôle plus important en faisant remonter les attentes et les besoins de nos concitoyens. En se faisant également les portes paroles des décisions fédérales dans leurs sections.

5) Une fédération forte et respectée
Il ne faut pas le cacher. Cela dépendra beaucoup de la personnalité de notre futur-e premier-e secrétaire fédérale.
Il faut quelqu’un qui ai l’habitude des campagnes électorales victorieuses pour aider de son expérience celles et ceux qui gagneront demain.
Quelqu’un qui ai le poids politique pour aller discuter aussi bien avec nos responsables nationaux qu’avec nos partenaires de gauche ou tous les partenaires de la société civile avec qui nous devons absolument entretenir des liens plus étroits (syndicats, associations, chambre de commerce, Chambre des métiers, préfecture, région...).
Travailler également en collaboration étroite avec les élu-e-s socialistes à des solutions départementales à la fois plus consensuelles et plus cohérentes sur nombre de sujets.
Aujourd’hui la fédération socialiste des Hauts-de-Seine n’a pas le poids politique suffisant pour pouvoir se déployer de façon conquérante et significative tant en interne qu’en externe. C’est pour cela qu’il faut que ça change.

6) Une direction fédérale resserrée
Sans donner de chiffre, puisqu’il sera de la responsabilité du futur 1er secrétaire de former le secrétariat fédéral, il est nécessaire d’avoir une équipe resserrée et mobilisée, qui puisse être facilement identifiable par les militant-e-s comme pour les partenaires.


Union, mobilisation, rassemblement, discussion, action, conquêtes doivent être les maîtres mots des prochains responsables. Avec et pour les militant-e-s qui sont le fer de lance de nos idées et de nos valeurs.

Pour réaliser cette mission et pour garder le cap dans une période de tempêtes, il est clair que notre camarade Philippe Sarre, parce qu’il a l’expérience des batailles gagnées et parce qu’il a la crédibilité politique nécessaire auprès de nos partenaires, est le mieux placé pour être le premier des socialistes dans notre département.

Nous, signataires de ce texte, sommes issus de la motion D du Congrès de Reims. Avec la motion 1 du Congrès de Toulouse (dont le 1er signataire est Harlem Désir), nous devons dépasser les anciens clivages.

Philippe Sarre a su constituer une équipe de femmes et d’hommes issues de toutes les motions issues du congrès de Reims.

Nous serons, aux côtés des militantes et des militants pour mener le combat contre la droite et soutenir activement l’équipe fédérale qui va se constituer autour de Philippe Sarre.

Redonnons du souffle à notre fédération pour préparer nos conquêtes futures.

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